Depuis la mise en place du Système d’Immatriculation des Véhicules (SIV) en 2009, le numéro d’immatriculation français est attribué au véhicule et non à son propriétaire.

Lors d’une vente classique, les plaques restent donc installées sur la voiture.

La situation est différente lorsque l’immatriculation française est annulée, par exemple après l’exportation du véhicule, sa destruction ou son retrait définitif de la circulation.

Dans ce cas, les plaques françaises peuvent être retirées du véhicule puis détruites. Contrairement à certains pays, elles ne doivent pas être restituées à l’État français.

Pourquoi les plaques restent-elles sur le véhicule lors d’une vente ?

Dans le système SIV, le numéro d’immatriculation est attaché au véhicule.

Lorsqu’une voiture immatriculée en France est vendue à un autre propriétaire tout en restant enregistrée dans le système français, elle conserve donc son numéro.

Le nouveau propriétaire ne récupère pas un nouveau numéro simplement parce que le titulaire de la carte grise change.

Les plaques peuvent ainsi rester fixées sur le véhicule.

Que se passe-t-il lorsque la carte grise française est annulée ?

Lorsque l’immatriculation française du véhicule disparaît définitivement, les plaques correspondantes n’ont plus vocation à être utilisées.

Il suffit alors de :

  1. retirer les plaques du véhicule ;

  2. les rendre inutilisables ;

  3. les jeter ou les éliminer.

Il n’est pas nécessaire de les remettre à une administration française.

Pourquoi ne faut-il pas rendre les plaques françaises à l’État ?

En France, les plaques d’immatriculation ne sont pas directement délivrées par les pouvoirs publics.

Lors de l’immatriculation d’un véhicule, l’administration délivre le certificat d’immatriculation, sur lequel figure le numéro attribué au véhicule.

Il appartient ensuite au propriétaire de faire fabriquer ses plaques auprès d’un professionnel proposant des plaques homologuées.

Les plaques restent donc des équipements fabriqués pour le véhicule et non des documents officiels remis physiquement par l’État.

Qui fabrique les plaques d’immatriculation françaises ?

Une fois le numéro obtenu, le titulaire peut commander un jeu de plaques homologuées auprès d’un professionnel.

Pour une voiture, il s’agit généralement d’un jeu composé d’une plaque avant et d’une plaque arrière.

Les motos et certains autres véhicules disposent d’un format adapté à leur catégorie.

Le point important est que l’administration attribue le numéro, mais ne remet pas directement les plaques au propriétaire.

Faut-il restituer ses plaques lors de l’exportation du véhicule ?

Pour les plaques françaises, non.

Lorsqu’un véhicule quitte définitivement la France afin d’être immatriculé dans un autre pays, l’ancienne immatriculation française n’a plus vocation à rester utilisée.

Une fois l’immatriculation française annulée et le véhicule enregistré à l’étranger, les anciennes plaques peuvent donc être retirées et détruites.

Il n’existe pas, dans le cadre présenté ici, d’obligation consistant à les remettre aux autorités françaises.

Que faire des plaques après une mise à la casse ?

Lorsqu’un véhicule est détruit et retiré définitivement de la circulation, les plaques ne sont plus utiles.

Elles peuvent être retirées puis jetées.

Il est cependant préférable de les rendre inutilisables avant de s’en débarrasser.

Cela permet d’éviter qu’elles puissent être récupérées et réutilisées frauduleusement.

Comment détruire correctement ses anciennes plaques ?

Une simple précaution suffit : faire en sorte que les plaques ne puissent plus être réinstallées sur un autre véhicule.

Il est possible, par exemple, de :

L’objectif est simplement d’empêcher leur réutilisation.

Pourquoi ne faut-il pas jeter ses plaques intactes ?

Le risque qu’une personne récupère une ancienne plaque pour la réutiliser reste limité, mais il existe.

Une plaque entière portant encore un numéro clairement lisible pourrait théoriquement être montée sur un autre véhicule.

Cela pourrait ensuite entraîner des complications si ce numéro est utilisé dans le cadre d’une infraction ou d’une fraude.

La destruction des plaques avant leur élimination constitue donc une précaution simple.

Dans quels cas faut-il enlever les plaques françaises ?

La question se pose principalement lorsque le véhicule cesse définitivement de circuler sous son immatriculation française.

Cela peut notamment être le cas :

Dans une vente classique en France, les plaques restent au contraire avec le véhicule.

Que se passe-t-il dans les autres pays ?

Tous les pays ne fonctionnent pas comme la France.

Dans certains États, une ou plusieurs plaques sont officiellement délivrées par l’administration.

Ces plaques peuvent intégrer des éléments de sécurité spécifiques et restent liées au système administratif local.

Lorsqu’une immatriculation est radiée, leur restitution peut alors être obligatoire.

Exemple : les plaques d’immatriculation belges

La Belgique fonctionne différemment de la France.

La plaque arrière belge est une plaque officielle délivrée par les autorités.

Lorsqu’elle n’est plus utilisée, les règles de restitution peuvent donc différer fortement de celles applicables aux plaques françaises.

C’est pourquoi il ne faut pas automatiquement appliquer les règles françaises aux plaques d’un véhicule provenant d’un autre pays.

Plaque française et plaque officielle étrangère : quelle différence ?

Pour une plaque française :

Pour une plaque officielle délivrée par certains États :

Export d’un véhicule : quand retirer les anciennes plaques ?

Lorsqu’un véhicule français est exporté, il peut exister une période durant laquelle les anciennes plaques sont encore nécessaires pour certaines étapes du déplacement ou de la procédure.

Il convient donc de ne les retirer définitivement que lorsque le véhicule n’a plus besoin de circuler sous son ancienne immatriculation française.

Une fois la nouvelle immatriculation obtenue et l’immatriculation française annulée, les anciennes plaques n’ont plus d’utilité.

Les plaques peuvent-elles être conservées comme souvenir ?

Il n’existe pas d’obligation particulière de restitution des plaques françaises dans le cadre présenté.

L’essentiel est surtout de s’assurer qu’elles ne soient plus utilisées sur un véhicule lorsque l’immatriculation correspondante a été annulée.

Si elles sont conservées, elles ne doivent donc évidemment plus servir à circuler.

Et en cas de simple changement de titulaire ?

Il ne faut pas confondre annulation de l’immatriculation et changement de propriétaire.

Si une voiture est vendue en France et reste immatriculée dans le SIV :

La destruction des plaques concerne donc une situation où l’immatriculation française elle-même cesse d’être utilisée.

AccesSIV et les démarches d’immatriculation

Une exportation, une cession ou un changement de titulaire peut entraîner différentes démarches administratives liées au véhicule.

Pour les professionnels de l’automobile, AccesSIV permet de centraliser les justificatifs et de faciliter le traitement des démarches d’immatriculation.

La destruction physique des anciennes plaques reste toutefois à la charge du propriétaire lorsqu’elles ne doivent plus être utilisées.

À retenir

Lorsque l’immatriculation française d’un véhicule est définitivement annulée, les plaques n’ont pas à être retournées aux autorités françaises.

Il suffit de :

La précaution la plus simple consiste à découper ou casser les plaques en plusieurs morceaux, afin d’empêcher toute réutilisation.

Cette règle diffère de celle de certains pays dans lesquels les plaques sont officiellement délivrées par l’État et doivent être restituées après radiation.

FAQ

Faut-il rendre les plaques françaises après l’annulation d’une carte grise ?

Non. Les plaques françaises ne sont pas directement fournies par l’État. Une fois l’immatriculation définitivement annulée, elles peuvent être retirées et détruites.

Que faire de mes plaques après avoir exporté ma voiture ?

Lorsque le véhicule n’a plus besoin de son immatriculation française et qu’il est immatriculé à l’étranger, les anciennes plaques françaises peuvent être retirées et rendues inutilisables.

Comment détruire une plaque d’immatriculation ?

Il est recommandé de la découper, de la casser ou de la déformer afin qu’elle ne puisse pas être réutilisée.

Les plaques restent-elles sur une voiture vendue en France ?

Oui. Avec le SIV, le numéro suit le véhicule. Lors d’une vente classique en France, les plaques restent donc généralement installées.

Faut-il détruire les plaques d’une voiture mise à la casse ?

Lorsqu’elles n’ont plus d’utilité après le retrait définitif du véhicule de la circulation, elles peuvent être retirées et détruites.

Pourquoi certaines plaques étrangères doivent-elles être restituées ?

Dans certains pays, les plaques physiques sont délivrées par les autorités et peuvent être considérées comme des éléments administratifs officiels devant être restitués après radiation.

Peut-on utiliser les anciennes plaques après annulation de l’immatriculation ?

Non. Une fois l’immatriculation correspondante annulée, elles ne doivent plus servir à identifier un véhicule en circulation..